# Que s'est-il passé en Mai 68 ?

> **En bref :** En mai et juin 1968, une révolte d'étudiants parisiens déclenche la plus grande grève de l'histoire de France. De Gaulle vacille, dissout l'Assemblée le 30 mai, et les gaullistes gagnent largement les élections de juin.

Thème : Histoire · Publié le 19 octobre 2026 · Source : https://bahouais.fr/que-s-est-il-passe-en-mai-68

Le 15 mars 1968, le journal *Le Monde* publie un éditorial intitulé « Quand la France s'ennuie ». Son directeur Pierre Viansson-Ponté y décrit un pays presque endormi, pendant que la jeunesse manifeste ailleurs dans le monde. Deux mois plus tard, la France est à l'arrêt. Des millions de salariés sont en grève, des étudiants occupent la Sorbonne, et le président de la République disparaît une journée sans prévenir son Premier ministre.

On raconte souvent Mai 68 comme trois crises qui s'enchaînent en quelques semaines. D'abord une révolte d'étudiants, puis une grève qui paralyse le pays, enfin une crise politique qui manque d'emporter le général de Gaulle.

**Mai 68 jour après jour : les étudiants, les ouvriers et le pouvoir, du 3 mai au 30 juin 1968**

| Date | Qui | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| 3 mai | Les étudiants | **La police entre à la Sorbonne.** Le recteur fait évacuer la cour, où quelques centaines d’étudiants se sont réunis. 574 interpellations, et les premières émeutes au Quartier latin. |
| Nuit du 10 au 11 mai | Les étudiants | **La nuit des barricades.** Autour de la rue Gay-Lussac, les étudiants dressent des dizaines de barricades. La police les reprend avant l’aube. Des centaines de blessés, 469 interpellations, et la France suit tout en direct à la radio. |
| 11 mai | Le pouvoir | **Pompidou recule.** De retour d’Afghanistan, le Premier ministre Georges Pompidou annonce la réouverture de la Sorbonne. Les étudiants y voient une victoire. |
| 13 mai | Les ouvriers | **Grève d’un jour et grand défilé.** Les syndicats rejoignent les étudiants. À Paris, entre 230 000 personnes selon la police et un million selon les syndicats défilent au cri de « Dix ans, ça suffit ! ». |
| 13 mai | Les étudiants | **La Sorbonne occupée.** Le soir même, les étudiants s’installent dans la Sorbonne rouverte. Ils y débattent jour et nuit pendant un mois. |
| 14 mai | Les ouvriers | **Une première usine occupée.** Près de Nantes, les ouvriers de Sud-Aviation occupent leur usine. Les usines Renault suivent dans les jours d’après, puis beaucoup d’autres, souvent sans attendre les syndicats. |
| 14 mai | Le pouvoir | **De Gaulle part en Roumanie.** Le président maintient son voyage officiel à Bucarest. Il ne rentre que le 18 mai. |
| 22 mai | Les ouvriers | **Le pays à l’arrêt.** Entre 7 et 10 millions de salariés ne travaillent plus. Plus de trains, plus de courrier, et bientôt plus d’essence. |
| 24 mai | Le pouvoir | **Un discours qui ne calme rien.** À la télévision, de Gaulle propose un référendum et promet de partir si le non l’emporte. Le soir même, les émeutes reprennent. |
| Nuit du 24 au 25 mai | Les étudiants | **La Bourse en feu.** Nouvelle nuit d’émeutes. À Paris, des manifestants mettent le feu à la Bourse. Un manifestant meurt à Paris, un commissaire de police à Lyon. |
| 27 mai | Les ouvriers | **Grenelle, et le refus de Billancourt.** Rue de Grenelle, le gouvernement, les patrons et les syndicats négocient de fortes hausses de salaires. Le salaire minimum doit passer à 3 francs de l’heure, 35 % de plus. À Renault-Billancourt, les ouvriers refusent et continuent la grève. |
| 29 mai | Le pouvoir | **De Gaulle disparaît.** Il quitte l’Élysée sans dire où il va, pas même à son Premier ministre. Il s’envole pour Baden-Baden, en Allemagne, voir le général Massu, puis rentre le soir à Colombey. |
| 30 mai | Le pouvoir | **« Je ne me retirerai pas ».** À la radio, de Gaulle annonce qu’il reste et dissout l’Assemblée nationale. Ses partisans défilent sur les Champs-Élysées, 300 000 selon la police, un million selon les gaullistes. |
| Début juin | Les ouvriers | **Le travail reprend.** L’électricité, les trains et le courrier repartent les premiers. Dans les usines, la grève s’éteint une à une, parfois pas avant la fin juin. |
| 10 et 11 juin | Les ouvriers | **Morts à Flins et à Sochaux.** Un lycéen de 17 ans se noie en fuyant les gendarmes près de l’usine Renault de Flins. Le lendemain, deux ouvriers meurent à l’usine Peugeot de Sochaux. |
| Mi-juin | Les étudiants | **Fin des occupations.** La police évacue le théâtre de l’Odéon, occupé depuis un mois. La Sorbonne se vide dans les jours qui suivent. |
| 30 juin | Le pouvoir | **Les gaullistes l’emportent.** Au second tour des élections législatives, ils gagnent 293 sièges sur 487. Pour la première fois, un seul parti a la majorité absolue. |

## Un pays riche, une jeunesse à l'étroit

En 1968, la France vit les Trente Glorieuses, ces trente années de forte croissance d'après-guerre. Les familles s'équipent en voitures, en télévisions et en réfrigérateurs. Les enfants du baby-boom, nés après 1945, arrivent à l'âge adulte. Les jeunes forment environ un tiers de la population.

Ils sont aussi beaucoup plus nombreux à faire des études. À la rentrée 1967, la France compte environ 500 000 étudiants, plus de deux fois plus qu'en 1960. Les facs débordent. Pour faire de la place, l'État a ouvert en 1964 une faculté à Nanterre, à l'ouest de Paris. Elle pousse au milieu des chantiers et des bidonvilles.

Les règles, elles, n'ont pas bougé. Dans les cités universitaires, les garçons n'ont pas le droit d'entrer chez les filles. En 1967, une soixantaine d'étudiants de Nanterre occupent le bâtiment des filles pour réclamer le droit d'y circuler librement. Au sommet de l'État, le général de Gaulle a 77 ans et gouverne depuis 1958. Et la guerre que mènent les États-Unis au Vietnam révolte une partie de la jeunesse, en France comme sur les campus américains ou allemands.

## Tout commence dans une fac de banlieue

Le 22 mars 1968, à Nanterre, plus d'une centaine d'étudiants occupent la salle du conseil de la faculté. Ils protestent contre l'arrestation de militants opposés à la guerre du Vietnam, après une attaque contre les bureaux de l'American Express à Paris. À leur tête, un étudiant en sociologie de 22 ans, Daniel Cohn-Bendit. Leur groupe prend le nom de Mouvement du 22-Mars.

L'agitation dure six semaines. Le 2 mai, le doyen qui dirige la faculté finit par la fermer. Le lendemain, les étudiants de Nanterre se retrouvent dans la cour de la Sorbonne, au cœur de Paris. Le recteur, qui dirige les universités de Paris, appelle la police. Elle fait monter les étudiants dans des cars. Il y a 574 interpellations ce jour-là, et les premières émeutes éclatent dans le Quartier latin, le quartier des facs autour de la Sorbonne.

## La nuit des barricades

Pendant une semaine, les manifestations grossissent. Les étudiants réclament la réouverture de la Sorbonne, le départ de la police et la libération de leurs camarades. Le soir du 10 mai, ils arrachent les pavés et dressent des dizaines de barricades autour de la rue Gay-Lussac. Vers 2 heures du matin, plus de 6 000 policiers donnent l'assaut. La dernière barricade tombe à 5 h 30.

Au matin, on compte des centaines de blessés, 469 interpellations et 63 voitures brûlées. Les radios Europe 1 et RTL ont raconté la nuit en direct, et les syndicats appellent à la grève pour protester contre la répression. Le Premier ministre Georges Pompidou rentre d'Afghanistan le 11 mai. Le soir même, il annonce la réouverture de la Sorbonne. Les étudiants y voient une victoire.

## Puis la France s'arrête

Le 13 mai, les syndicats lancent une grève générale d'un jour. La date n'est pas choisie au hasard. Le 13 mai 1958, une crise à Alger avait ramené de Gaulle au pouvoir. Dix ans plus tard, le défilé parisien scande « Dix ans, ça suffit ! ». Entre 230 000 personnes selon la police et un million selon les syndicats y participent. Le soir, les étudiants s'installent dans la Sorbonne rouverte. On y débat jour et nuit, et les portraits de Marx, de Lénine et de [Mao](/comment-la-chine-a-t-elle-autant-change-depuis-mao) couvrent les murs de la cour.

La grève devait durer un jour, elle dure des semaines. Le 14 mai, près de Nantes, les ouvriers de Sud-Aviation occupent leur usine et enferment leur directeur dans son bureau. Les usines Renault suivent, puis la SNCF, la Poste, les banques et les grands magasins. Souvent, les salariés n'attendent même pas les consignes des syndicats. Vers le 22 mai, entre 7 et 10 millions de salariés ne travaillent plus, en grève ou bloqués par celle des autres. C'est la plus grande grève de l'histoire de France, bien plus que celle de 1936. Il n'y a plus de trains ni de courrier, et les stations-service se vident.

Les ouvriers ont leurs propres raisons de suivre. Le salaire minimum tourne autour de 2,20 francs de l'heure, et les syndicats n'ont pas encore le droit de s'organiser officiellement dans les entreprises. Les 25 et 26 mai, le gouvernement négocie avec les patrons et les syndicats au ministère du Travail, rue de Grenelle. Le 27 mai, ils arrivent à un compromis, les accords de Grenelle. Le salaire minimum doit passer à 3 francs de l'heure, 35 % de plus, et les autres salaires monter d'environ 10 %. Mais le jour même, les ouvriers de Renault à Billancourt, près de Paris, rejettent le texte et continuent la grève.

## Le 29 mai, de Gaulle disparaît

Le pouvoir cherche une sortie. Le 24 mai, de Gaulle propose à la télévision un référendum sur la « participation », son idée d'associer les salariés aux décisions et aux bénéfices des entreprises. Il promet de partir si le non l'emporte. Le discours ne calme rien. Le soir même, Paris connaît une nouvelle nuit d'émeutes et des manifestants mettent le feu à la Bourse. Un manifestant meurt à Paris, un commissaire de police à Lyon.

À gauche, certains se préparent déjà à gouverner. Le 27 mai, des dizaines de milliers de personnes se réunissent au stade parisien Charléty. L'ancien chef du gouvernement Pierre Mendès France est là. Le 28, François Mitterrand propose un gouvernement provisoire et se dit prêt à être candidat à la présidence.

Le 29 mai, de Gaulle annule le Conseil des ministres et quitte l'Élysée sans dire où il va, pas même à Georges Pompidou. Il s'envole pour Baden-Baden, en Allemagne. Il y retrouve le général Massu, qui commande les troupes françaises stationnées là-bas. Pendant quelques heures, le gouvernement ne sait pas où est le président. Ce qu'il est allé y chercher fait encore débattre les historiens. Pour les uns, il pensait renoncer et Massu l'en a dissuadé. Pour les autres, il voulait s'assurer du soutien de l'armée, ou créer un choc. Le soir, il rentre chez lui, à Colombey-les-Deux-Églises.

Le 30 mai, il parle à la radio. « Je ne me retirerai pas », dit-il. Il garde Pompidou, dissout l'Assemblée nationale et appelle à des élections. Juste après, ses partisans défilent sur les Champs-Élysées. Ils sont 300 000 selon la police, un million selon les gaullistes.

## En juin, la grève s'éteint et les gaullistes gagnent

Début juin, l'essence revient dans les stations. L'électricité, les trains et le courrier repartent les premiers. Puis les usines reprennent une à une, souvent après de nouvelles hausses de salaire. Les dernières tiennent jusqu'à la fin du mois.

Les heurts les plus graves arrivent à ce moment-là. Le 10 juin, près de l'usine Renault de Flins, le lycéen Gilles Tautin se noie dans la Seine en fuyant les gendarmes. Il a 17 ans. Le lendemain, deux ouvriers meurent à l'usine Peugeot de Sochaux quand les CRS interviennent. Ce sont des policiers spécialisés dans les manifestations. Selon l'historienne Michelle Zancarini-Fournel, Mai 68 a fait sept morts, tous après le 24 mai. Le 12 juin, le gouvernement dissout onze groupes d'extrême gauche, et la police évacue le théâtre de l'Odéon puis la Sorbonne.

Aux élections des 23 et 30 juin, les gaullistes gagnent 293 sièges sur 487. Pour la première fois, un seul parti obtient la majorité absolue, plus de la moitié des sièges de l'Assemblée. Les communistes, eux, passent de 73 à 34 députés.

## Ce que Mai 68 a changé

Sur le moment, de Gaulle a gagné, mais il ne reste pas longtemps. En avril 1969, il perd un référendum sur la réforme du Sénat et des régions et démissionne le lendemain. Georges Pompidou, qu'il avait remplacé à la tête du gouvernement dès juillet 1968, est élu président deux mois plus tard.

Pour les ouvriers, les gains sont concrets. Le salaire minimum a augmenté de 35 %, et une loi de décembre 1968 donne aux syndicats le droit de s'organiser dans les entreprises. Pour les étudiants, la loi Faure de novembre 1968 donne plus de liberté aux universités et y fait entrer des étudiants élus.

Le reste se discute encore. Pour ses défenseurs, Mai 68 a ouvert la voie à une société plus libre, avec le mouvement des femmes qui naît en 1970. Pour ses critiques, il a affaibli l'autorité, à l'école comme dans les familles. Certains changements lui sont attribués à tort. La pilule contraceptive était autorisée depuis décembre 1967, et l'avortement ne le sera qu'en 1975. Pendant sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy demandait encore « si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ».

## Et le mouvement lycéen de 2026 ?

À l'automne 2026, des lycéens bloquent à nouveau leurs établissements. Le mouvement part le 18 septembre d'un lycée de Créteil, dans le Val-de-Marne, après une grève de professeurs contre le manque de moyens. Les lycéens réclament plus de professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments rénovés et la fin ou la réforme de Parcoursup. Le 17 octobre, des étudiants, des syndicats et des gilets jaunes les rejoignent dans la rue. Ils sont 550 000 en France selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon les organisateurs.

Le mouvement est aussi marqué par des violences. À la mi-octobre, la justice compte près de 8 000 gardes à vue depuis le début du mouvement, c'est-à-dire des personnes retenues au commissariat. Ce sont surtout des mineurs. Le ministre de l'Éducation nationale recense 37 établissements en partie incendiés. Selon le Premier ministre, 937 policiers et gendarmes, 248 élèves et 149 personnels de l'Éducation ont été blessés.

La comparaison avec 1968 revient souvent, jusque dans les cortèges. Les deux mouvements partent de jeunes en colère contre leurs conditions d'études. Et les lycéens étaient déjà là en 1968, avec des comités d'action lycéens nés fin 1967 dans la lutte contre la guerre du Vietnam. La différence, pour l'instant, tient aux ouvriers. En 1968, c'est leur grève qui a transformé une révolte d'étudiants en crise nationale. Mi-octobre 2026, la CGT appelle à une journée de grève le 5 novembre, mais le pays continue de tourner. En 1968, tout avait basculé le 14 mai, quand une usine près de Nantes avait arrêté le travail sans demander l'avis de personne.

## Sources

1. Universalis, [Pierre Viansson-Ponté](https://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-viansson-ponte/), auteur de « Quand la France s'ennuie », *Le Monde*, 15 mars 1968.
2. Wikipédia, [Mai 68](https://fr.wikipedia.org/wiki/Mai_68) : part des jeunes dans la population, chiffres des 3 et 10 mai, manifestations des 13 et 30 mai, morts de juin, grève du 22 mai, consulté le 19 octobre 2026.
3. SNES, [dossier Mai 68](https://www.snes.edu/IMG/pdf/778_us_mag_-_dossier_mai_68.pdf) (nombre d'étudiants à la rentrée 1967).
4. Public Sénat, [le 22 mars commençait Mai 68](https://www.publicsenat.fr/actualites/societe/le-22-mars-commencait-mai-68-83974).
5. Larousse, [Journal de l'année 1968, dossier mai 1968](https://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1968/15/dossier_mai_1968), et [le salaire minimum en 1968](https://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1968/79/finances).
6. Wikipédia, [accords de Grenelle](https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Grenelle).
7. Carhop, [Mai 68, analyse](https://carhop.be/wp-content/uploads/2026/07/2018-analyse-mai68-loriaux.pdf) (estimations du nombre de grévistes).
8. Wikipédia, [élections législatives françaises de 1968](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_fran%C3%A7aises_de_1968), et [de 1967](https://en.wikipedia.org/wiki/1967_French_legislative_election) (en anglais).
9. Larousse, [Journal de l'année 1969, éducation](https://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1969/307/education) (comités d'action lycéens).
10. Daniel Bensaïd, [Mai 68, fins et suites](https://danielbensaid.org/preprod/wp-content/uploads/2018/04/2008_mai_68_fins_et_suite.pdf), qui cite le discours de Nicolas Sarkozy à Bercy, le 29 avril 2007.
11. Public Sénat avec l'AFP, [acte III de la mobilisation lycéenne](https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/acte-iii-de-la-mobilisation-lyceenne-le-point-sur-les-premieres-manifestations-sous-tres-haute-surveillance), 6 octobre 2026, et Café pédagogique, [après la manifestation du 13 octobre](https://www.cafepedagogique.net/2026/10/14/apres-la-manifestation-du-13-octobre-les-lyceens-esperent-la-convergence-des-luttes/), 14 octobre 2026.
12. Wikipédia, [mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France](https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_lyc%C3%A9en_et_%C3%A9tudiant_de_2026_en_France) (début du mouvement, gardes à vue, blessés, établissements incendiés), consulté le 19 octobre 2026.
13. franceinfo, [mobilisation du 17 octobre](https://www.franceinfo.fr/economie/greve/direct-mobilisation-du-17-octobre-lyceens-etudiants-gilets-jaunes-des-milliers-de-manifestants-attendus-dans-toute-la-france_8241022.html), 17 octobre 2026.
14. Wikipédia, [référendum de 1969](https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_constitutionnel_fran%C3%A7ais_de_1969), [loi Faure](https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Faure) et [loi Neuwirth](https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Neuwirth).

## Ce qu’il faut retenir

- **Que s'est-il passé en Mai 68 ?** Une révolte étudiante, puis une grève générale qui ébranle de Gaulle.
- **Le 22 mars 1968, pourquoi des étudiants de Nanterre occupent-ils leur fac ?** Contre l'arrestation de militants anti-guerre du Vietnam.
- **Quel étudiant de 22 ans mène le Mouvement du 22-Mars à Nanterre ?** Daniel Cohn-Bendit.
- **Pourquoi les syndicats choisissent-ils le 13 mai 1968 pour leur grève générale ?** Les dix ans du retour de De Gaulle.
- **Fin mai 1968, combien de salariés français sont en grève ou bloqués ?** Entre 7 et 10 millions.
- **Qu'est-ce qui transforme la révolte étudiante de Mai 68 en crise nationale ?** La grève des ouvriers.
- **De combien les accords de Grenelle de mai 1968 augmentent-ils le salaire minimum ?** De 35 %.
- **Le 29 mai 1968, pourquoi le gouvernement perd-il la trace du général de Gaulle ?** Il part à Baden-Baden sans prévenir.
- **Comment de Gaulle reprend-il la main le 30 mai 1968 ?** Il dissout l'Assemblée nationale.
- **Fin juin 1968, pourquoi de Gaulle semble-t-il sortir vainqueur de la crise ?** Les gaullistes gagnent les législatives.
- **Selon l'historienne Michelle Zancarini-Fournel, combien de morts Mai 68 a-t-il faits ?** Sept.
- **Pourquoi la légalisation de la pilule est-elle attribuée à tort à Mai 68 ?** Elle date de décembre 1967.
